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21.03.2008

Une personne

Il y a un problème qui reste irrésolu pour la plupart des théoriciens marxistes, c'est la question du vide qu'a laissé Marx autour de sa notion de ce qui constitue l'essence de l'homme (l'homme rendu parfait dans l'État socialiste). Une des possibilités, c'est que ce vide est peut-être intentionnel et que Marx s'est rendu compte que sa critique de la société capitaliste était insoutenable sur la base matérialiste et athée sur laquelle il se situait.

 

Première chose à remarquer, c'est que Marx était athée (certains disent même anti-Dieu). Évidemment il rejetait l'idée d'une création de l'homme par Dieu et ainsi Marx était nécessairement évolutionniste. La position de Marx est qu'il rejette a priori l'existence de Dieu et évidemment l'idée de la création, ainsi l'homme n'est pour lui qu'un produit de l'évolution du hasard.

 

Pour survivre dans ce contexte, Darwin l'a bien démontré, c'est le plus fort, le plus adapté qui seul peut vaincre. S'il en est ainsi dans l'ordre naturel, pourquoi donc pas aussi chez les hommes? Pourquoi faire différemment au niveau des relations sociales ? Si je suis plus fort que mon voisin, pourquoi ne pas l'exploiter si il peut contribuer à mon bien-être. Et pourquoi ne pas le détruire si il met en danger ce qui m'est cher, encore plus si il met en danger ma vie... Il est ainsi inévitable qu'une telle conception de l'homme (faisant appel à l'évolution) ne peut qu'aboutir tout logiquement à l'oppression et à l'exploitation que Marx décrit tant. L'amour, à l'intérieur de ce contexte, se réduit à un rôle d'opportunisme pervers; pourquoi aimer si ce n'est que dans la possibilité que cet amour m'apporte quelque chose, pour ce qu'il me rapporte? Les gens ont souvent tendance à fermer les yeux sur les conséquences logiques et inévitables de leurs prémisses philosophiques et c'est ce que font de manière générale la majorité des marxistes.

 

La seule alternative logique c'est que Dieu a créé l'homme, qu'il est autre chose qu'un animal ou une machine, qu'il est destiné à une relation intense avec Dieu qu'il doit aimer de toute sa force de tout son cœur et de toute son âme (intelligence) et aimer son prochain comme lui-même. La Bible donne une base solide à l'idée qu'on devrait aimer son prochain et non l'exploiter ou le tuer. La Bible indique que même si l'homme a refusé la relation que Dieu lui avait proposé et qu'il s'est rebellé, Dieu lui a promis qu'il lui pardonnerait et fournirait un moyen par lequel la relation pourrait être rétablie c'est-à-dire Jésus-Christ, qui a payé le prix de notre refus et rébellion, notre volonté de vivre hors du cadre que Dieu nous avait proposée. Ainsi un chrétien véritable doit reconnaître qu'il est pécheur, qu'il mérite le jugement de Dieu. Il devient alors possible d'aimer son prochain (qui pour des raisons très rationnelles peut être haïssable) puisqu'il a pris conscience que Dieu l'a aimé même lorsqu'il y avait des raisons très valables de le rejeter.113632084.jpg

 

L'homme (capitaliste ou non) a besoin d'une rencontre personnelle avec son Créateur avant qu'il soit en mesure d'aimer lorsque la logique indique que la haine soit la seule réponse, et c'est sa relation avec Dieu qui est la source de cet amour. Ce que les hommes reconnaissent comme désirable au niveau des relations sociales (et qu'ils expriment dans leurs utopies) ils ne peuvent l'atteindre qu'à travers la personne de Jésus Christ. La nouvelle naissance n'est donc pas religion, mais relation. Il n'y a plus nécessité de s'accrocher à diverses traditions et rituels (ce qui ne peut être qu'aliénant) comme c'est le cas des religions puisque la source et le centre est Jésus-Christ, une personne.

 

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